VOTRE COURS DE MARKETING EN LIGNE

Je vous propose, à travers ces "articles" successifs, l'ébauche d'un cours de conseil en marketing opérationnel , introduction approfondie à ces domaines passionnants et désormais incontournables pour réussir dans nos économies de marché !

N'hésitez pas à commenter, poser des questions, oser des exemples, soulever des polémiques !

... et , si vous désirez un glossaire du marketing, visitez donc mon dico en ligne : dicodumarketing.over-blog.com

 

C. SIMON NAY ( Formateur & Consultant sur Paris)

Samedi 1 octobre 2005 6 01 /10 /Oct /2005 00:00

Bienvenue à vous tous !

Ce blog , consacré aux bases du marketing et de la communication, vient d'être révisé et réactualisé dans tous ses chapitres, pour, notamment s'adapter au mieux aux  attentes des bts muc

n'hésitez donc pas à consulter les articles, les annotations "spécial muc" y sont soulignées d'un beau jaune vif ! ...

Bonne  lecture ....

 

Par C. Simon Nay - Publié dans : marketing
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Vendredi 29 juillet 2005 5 29 /07 /Juil /2005 00:00

     

CONTROLER L'ACTIVITE MARKETING

  •  Le département marketing que l'on connaît aujourd'hui est le résultat d'une évolution en plusieurs étapes. Au départ, il n'est qu'un service commercial qui ne comprend que des représentants; par la suite, il s'étoffe grâce à l'adjonction de plusieurs fonctions comme la publicité et les études de marché. A mesure que ces fonctions prennent de l'importance, de nombreuses entreprises créent un service marketing autonome. Mais les directeurs des ventes et du marketing s'opposent souvent sur la stratégie, et les deux services finissent par être regroupés au sein d'un véritable département marketing. Un tel département n'engendre cependant une entreprise orientée vers le marketing que si les dirigeants des autres services acceptent de considérer le client comme un point de référence primordial. Cela se manifeste notamment à l'occasion de la gestion des projets par des équipes multifonctionnelles.
 
  Un département marketing peut être organisé de multiples façons. La structure la plus classique est l'organisation fonctionnelle, dans laquelle les différentes fonctions sont gérées par des directeurs distincts qui travaillent sous l'autorité du directeur marketing. L'organisation par chefs de produit ou de marque qui, en collaboration avec les différents spécialistes fonctionnels de l'entreprise, développent et exécutent les plans relatifs aux produits ou aux marques dont ils sont responsables, est aujourd'hui très répandue. Une autre forme d'organisation, plus rare, est l'organisation par chefs de marchés, responsables de l'élaboration et de la mise en oeuvre des plans concernant les différents segments. Quelques grandes entreprises ont une organisation par couples produit/marché ce qui représente une combinaison des deux systèmes précédents. Enfin, les sociétés organisées en divisions mettent en place un service marketing central et des départements marketing dans chaque division, avec quelques variantes quant à la répartition et à l'autorité des différents services.
 
 
 
  •  Le marketing doit travailler en étroite collaboration avec les autres départements de l'entreprise. Le développement d'un état d'esprit marketing dans l'entreprise suppose le soutien de la direction générale, la constitution d'un comité ad hoc, le recours à des consultants extérieurs, la modification des modalités d'évaluation des performances, la mise en place d'un département marketing de haut niveau, des séminaires internes de formation, l'élaboration d'un système de planification marketing, un système de promotion cohérent, une définition claire des processus managériaux et une réelle valorisation des employés en contact avec les clients.
 
 
  Il ne suffit pas d'élaborer des plans efficaces, encore faut-il les mettre en oeuvre avec succès, c'est-à-dire les traduire sous forme de directives identifiant qui fait quoi, où, quand et comment. La mise en oeuvre effective du marketing suppose des capacités de suivi, d'organisation et de communication indispensables pour animer les fonctions, les programmes et les tactiques marketing.
 
Le contrôle marketing est le prolongement naturel de la planification. Dans une entreprise, plusieurs niveaux de contrôle sont nécessaires. Le contrôle du plan annuel porte sur l'action marketing en cours et ses résultats, et vise à s'assurer de la bonne réalisation des objectifs de chiffres d'affaires et de profit.
 
Le contrôle de rentabilité consiste à mesurer la profitabilité des produits, secteurs géographiques, segments de clientèle et circuits de distribution.
 
Le contrôle de productivité s'efforce d'apprécier la productivité des différentes activités commerciales: vente, publicité, promotion et distribution.
 
Le contrôle stratégique, enfin, vise à vérifier que les objectifs, stratégies et procédures de l'entreprise sont adaptés à son environnement actuel et futur.
 
Enfin, un nombre croissant d'entreprises comprennent aujourd'hui la nécessité d'assumer leurs responsabilités éthiques et sociales et de les intégrer dans leur logique de développement.
Par C. Simon Nay - Publié dans : marketing
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Vendredi 29 juillet 2005 5 29 /07 /Juil /2005 00:00

*         LA FORCE DE VENTE

 
 
La force de vente assure le lien entre l'entreprise et ses clients. Dans bien des cas, le vendeur incarne l'entreprise auprès d'eux. Il l'alimente en informations sur le marché.
Mettre en place une force de vente suppose qu l'on définisse des objectifs, une stratégie, une structure, un niveau d'effectifs et un mode de rémunération. Les objectifs sont fixés par rapport aux nombreuses fonctions pouvant être assumées par les représentants: prospection, qualification, communication, vente, service et collecte d'informations. La stratégie revient à privilégier certains styles de vente (individuelle, par équipes) par rapport à d'autres. L'efficacité de la force de vente est liée à sa structure (par secteur, par produit ou par marchés) et à la façon dont les secteurs de vente sont conçus (taille et forme).Les décisions relatives au nombre de représentants sont prises à partir d'estimations de la charge de travail globale et de la productivité moyenne d'un vendeur. Enfin, le système de rémunération établit le niveau de rétribution financière et la répartition entre ses divers éléments: fixe, commissions, primes, remboursements de frais et avantages annexes.
 
  •       Gérer une force de vente signifie recruter, former, superviser, motiver et évaluer une équipe. Le recrutement et la sélection se feront avec soin afin de limiter le coût élevé d'un personnel inadéquat. Les programmes de formation familiariseront les nouveaux venus avec l'entreprise, ses produits, ses marchés et ses techniques de vente. Une supervision et n système de motivation efficaces permettront de réduire les frustrations inhérentes à un travail exigeant. Enfin, une évaluation régulière permettra d'améliorer les performances.
 
La mission d'une force de vente est de vendre et l'acte de vente suppose la maîtrise successive de la prospection, de la pré approche, de l'approche, de la démonstration, de la réponse aux objections, de la conclusion et du suivi. L'optique vente est centrée sur les techniques de persuasion. L'optique marketing met l'accent sur la capacité du vendeur à écouter le client, de manière  comprendre ses besoins et à lui proposer une solution adaptée. La meilleure approche dépend à la fois de la situation rencontrée et du style du vendeur et de l'acheteur.
 
  • L'art de vendre consiste à savoir négocier, c'est-à-dire aboutir à un accord mutuellement satisfaisant. Certaines circonstances liées aux caractéristiques de la catégorie de produit et aux attentes du client justifient la mise en place d'un marketing relationnel couvrant la totalité de la relation entre l'entreprise et son client et mettant l'accent sur le long terme.

LE COMPORTEMENT DES CLIENTS DE L’UNITE COMMERCIALE

 

 

Les achats réalisés par les clients sont source de profit pour l’unité commerciale. Connaître le comportement d’achat du client consiste à identifier les produits achetés, les lieux d’achat, la façon dont le client choisit les uns et les autres, les habitudes, les fréquences d’achat… Cela permet à l’entreprise d’adapter son offre et de maximiser ses résultats.

 

Chercher à analyser ces comportements nécessite d’en identifier les variables explicatives et relève d’une démarche plus générale menée en amont par les services marketing des têtes de réseaux.

 

Parce que les individus n’achètent pas tous de la même manière, et parce que l’acte d’achat n’obéit pas toujours à des mobiles rationnels, une meilleure connaissance des comportements des clients permet à l’unité d’influencer le choix de ses clients, de les satisfaire et de les fidéliser.

 

LE DEROULEMENT D’UNE NEGOCIATION COMMERCIALE

 

 

Le contact commercial le plus courant dans la vente sédentaire est probablement le contact en face à face. Que le client soit un particulier ou un professionnel, qu’il soit attendu par le vendeur ou se présente sans rendez-vous dans l’unité commerciale, la finalité du contact est la vente et souvent, plus largement la pérennité de la relation commerciale.

 

 

Plusieurs méthodes se proposent de faciliter le déroulement de l’entretien de vente encore appelé négociation, pour aboutir à l’achat du produit ou du service par le client, telles que : les 4 C (Contacter, Connaître, Convaincre, Conclure), DIPADA (Définition des besoins, Identification de l’offre, Preuve, Acceptation de la preuve, Désir d’acheter, incitation à Agir) ou AIDA (attirer l’Attention, susciter l’Intérêt, provoquer le Désir, pousser à l’Action).

 

Toutes reposent sur la même logique et peuvent se retrouver dans la succession d’étapes suivantes : prendre contact, connaître les besoins, argumenter et répondre aux objections, conclure et prendre congé, sans oublier le suivi de l’entretien.

 

 

La négociation concerne les unités qui pratiquent la vente assistée ou la vente conseil traditionnelle.

 

 

 

 

 

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Vendredi 29 juillet 2005 5 29 /07 /Juil /2005 00:00

*        PUBLICITE, PROMOTION, RELATIONS PUBLIQUES ET MARKETING DIRECT

 
 
La publicité - que l'on peut définir comme toute forme de communication non personnalisée et payante ayant pour objectif la promotion des produits ou des services d'une entreprise - est un outil commercial de toute première importance. Elle revêt de multiples formes (publicité nationale, régionale, locale; publicité grand public, industrielle; publicité de marque, publicité institutionnelle) pour servir de multiples objectifs (ventes immédiates, notoriété, image de marque, etc.).
 
Les décisions publicitaires s'articulent autour de six phases principales:
la fixation des objectifs,
la détermination du budget,
l'élaboration du message,
le choix des médias ( médiaplanning),
la programmation de la campagne
la mesure de son efficacité.
 
 
 
 
Les objectifs doivent être définis de façon claire sous forme de résultat à obtenir (connaissance, attitude, rappel) auprès de la cible choisie. L'élaboration d'un message comporte plusieurs étapes depuis sa conception initiale jusqu'à son éxécution. Les choix des médias et des supports ainsi que leur programmation dans le temps se font à partir de considérations liées à la couverture, à la fréquence et à l'impact souhaités. Enfin, un effort constant doit être entrepris pour mesurer l'efficacité des dépenses en termes publicitaires et en termes de vente, avant, pendant et après la diffusion du message.
 
La promotion des ventes repose sur une grande variété de techniques - coupons, primes, échantillons, remises, concours - destinées à stimuler à cours terme la demande du marché. Elle peut être destinée au consommateur final, à la distribution ou à la force de vente. Les budgets promotionnels ont vu leur importance grandir au cours de ces dernières années.
 
  •      La mise en oeuvre d'une action promotionnelle suppose une planification précise comportant six étapes:
 
définition d'objectifs clairs, découlant logiquement des objectifs de communication et de la stratégie marketing;
choix des techniques les plus appropriées et les plus rentables;
préparation d'un programme;
pré-test,
mise en oeuvre 
évaluation de l'impact en vue d'en améliorer l'efficacité.
 
 
   Les relations publiques incluent une série d'outils visant à valoriser ou à défendre l'image des produits. Souvent moins coûteuses que la publicité, les opérations réalisées s'accompagnent d'une grande crédibilité. Les principaux outils utilisés sont les nouvelles transmises aux journalistes, les discours des dirigeants, les événements, le mécénat et le sponsoring, les activités à but non lucratif, les publications et les médias d'identité. La planification d'une action de relations publiques s'opère en quatre temps: il faut définir les objectifs à atteindre, choisir les meilleurs messages et supports, obtenir la collaboration des journalistes et agents de presse qui prendront en charge la campagne, et enfin évaluer les résultats obtenus.
 
   Le marketing direct est un marketing interactif qui utilise un ou plusieurs médias en vue d'obtenir une réponse et/ou une transaction. Il connaît aujourd'hui une croissance considérable dans ses formes traditionnelles mais aussi électroniques.
 
Les entreprises reconnaissent aujourd'hui l'importance d'une consolidation de leurs actions de communication dans une approche appelée "marketing direct intégré" ou "maxi marketing". L'objectif est d'utiliser chaque outil au mieux de ses possibilités et en complémentarité avec les autres actions mises en oeuvre.
 
 
 
Les principaux outils du marketing direct sont la vente en face-à-face, le mailing (par courrier, télécopie, messagerie électronique, vocale ou SMS), la vente par catalogue, le télémarketing, l'utilisation des médias classiques pour la vente, les kiosques et le marketing en ligne. La réalisation d'une campagne de marketing direct passe par la définition des objectifs et des cibles, le choix des supports, les tests, la mise en oeuvre et la mesure de l'impact.
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Vendredi 29 juillet 2005 5 29 /07 /Juil /2005 00:00

*        LA COMMUNICATION MARKETING

 
 
Le marketing va au-delà de l'élaboration du produit et du choix de son prix et de son mode de distribution. Une entreprise doit aussi communiquer avec ses clients, actuels et potentiels, ses fournisseurs, ses revendeurs et toute autre partie prenante à l'activité de la firme.
 
  • Le mix de communication comporte cinq modes d'action majeures:
la publicité,
la promotion des ventes,
es relations publique,
la vente
le marketing direct.
 
 
Communiquer met en scène neuf éléments:
un émetteur,
un récepteur,
un message,
un canal,
un codage,
un décodage,
une réponse,
du feedback
des « bruits ».
Pour se faire comprendre, l'émetteur doit coder son message en fonction des capacités de décodage du récepteur. Il doit aussi le transmettre à travers des médias appropriés, et recueillir auprès de l'audience visée le feedback qui permettra de s'assurer que la réponse désirée a bien été obtenue.
 
  •       L'élaboration d'une communication comporte huit étapes. Il faut successivement:
1)     identifier l'audience cible;
2)      déterminer les objectifs poursuivis;
3)     concevoir le message;
4)     choisir les canaux de communication;
5)     décider du budget;
6)     déterminer le mix de communication;
7)     mesurer les résultats;
8) coordonner le processus de communication dans son ensemble.
 
 
 
Pour identifier la cible, l'émetteur doit mesurer notoriété et attitude et apprécier les écarts éventuels entre les perceptions et l'image souhaitée. Les objectifs de communication peuvent être cognitifs (connaissances sur le produit, la marque ou l'entreprise), affectifs (attitudes) ou comportementaux (achat, consommation).En concevant le message, l'entreprise doit choisir un contenu (rationnel, émotionnel, éthique), une structure (à un seul ou double sens, avec ou sans conclusion), un format (écrit, parlé) et un émetteur (mass média, atmosphères, événements).Parmi les différentes méthodes de fixation du budget, seule la méthode fondée sur les objectifs et les moyens est logique.
 
Pour composer le mix de communication, l'entreprise tiendra compte de la nature du couple produit/marché, du niveau de réponse attendu de l'acheteur et de l'étape dans le cycle de vie. L'appréciation des résultats passe par la mesure de la reconnaissance et du souvenir, de la fréquence d'exposition, de l'agrément, de l'attribution à la marque et des modifications d'attitude qu'elle a éventuellement engendrées.
 
La coordination de l'ensemble des actions de communication aboutit à la mise en place d'une véritable stratégie de communication marketing intégrée.
 

LA COMMUNICATION LOCALE

 

« Faire savoir » a de tout temps été une nécessité pour l’entreprise. Les enseignes ont longtemps privilégié une communication indifférenciée telle que la publicité médias , mais cherchent dorénavant à tirer parti d’une communication plus locale et relationnelle, au plus près des clients.

 

Aujourd’hui, le souci de communiquer est donc aussi  celui de l’unité commerciale. Face à une concurrence grandissante, cette dernière doit informer, attirer, séduire clients et prospects de sa zone de chalandise. Rien ne sert au client de bien connaître le produit et l’entreprise qui le fabrique, s’il ne trouve «sur son chemin » l’unité qui le commercialise. Même liée à un réseau à forte notoriété nationale, l’unité commerciale qui propose un produit ou un service doit parvenir à créer la différence avec les autres points de vente implantés sur sa zone de chalandise : son chiffre d’affaires est en jeu.

 

 

La variété des moyens que l’unité commerciale peur mobiliser pour se distinguer de ses concurrents, conquérir des clients et les fidéliser est très grande.

 

 

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Vendredi 29 juillet 2005 5 29 /07 /Juil /2005 00:00

*       COMMERCE DE GROS, DE DETAIL ET LOGISTIQUE COMMERCIALE

 
 
  L'appareil commercial se compose de tout un ensemble d'entités conçues pour acheminer les produits de leur lieu de production à leur lieu de consommation. En France, il est devenu classique de distinguer le commerce intégré qui prend en charge toutes les fonctions intervenant entre le producteur et le consommateur, le commerce indépendant, composé de grossistes et de détaillants, et le commerce associé, au statut intermédiaire. Parmi les entreprises de commerce intégré on trouve les grands magasins, les magasins populaires, les maisons à succursales multiples, les discounters, les magasins d'usines et les coopératives. Les grossistes et détaillants indépendant peuvent, quant à eux, être ou non spécialisés et offrir une gamme de services plus ou moins étoffée. Le commerce associé, enfin, comprend les groupements de grossistes, les groupements de détaillants, les chaînes volontaires et la franchise. L'évolution de l'appareil commercial français est complexe, même si certains croient à l'existence de cycles relativement permanents.
 
  •  Chacune de ces formes de commerce peut faire appel à une ou plusieurs méthodes de vente. Parmi celles-ci, on a coutume de distinguer la vente en magasin, la vente directe, la vente à domicile, la vente sur les marchés, et la vente automatique.
 
Les principales décisions auxquelles sont confrontées les entreprises de distributions concernent la zone de chalandise et l'identification du marché-cible, ainsi que l'assortiment, les services et l'ambiance du point de vente, les prix, la communication et le merchandising.
 
 Enfin, au moment où la plupart des entreprises reconnaissent le bien-fondé de l'optique marketing, un nombre croissant d'entre elles commencent à accepter la notion de logistique commerciale. La logistique commerciale constitue en effet tout à la fois un terrain d'économie potentielle, d'amélioration du service client et d'avantage concurrentiel. Lorsque le responsable des transports, le responsable des stocks et le responsable des entrepôts prennent une décision dans l'optique de leur fonction spécifique, ils influent chacun sans s'en rendre compte sur leurs coûts respectifs et sur le développement à la demande. Dans l'optique de la logistique commerciale, de telles décisions doivent être prises dans le cadre d'un système unifié. Le problème essentiel devient alors celui de la conception du système qui minimisera le coût de mise en oeuvre pour un niveau donné de service client.
 

L’UNITE COMMERCIALE, CADRE DE LA RELATION COMMERCIALE

 

 

L’appareil commercial français a connu au siècle dernier des bouleversements qui ont vu le développement de nouveaux types de points de vente, lieux de rencontre entre les produits ou services et leurs clientèles. Le client peut être un professionnel – on parlera alors de B to B, business to business – ou un consommateur en B to C, business to consumer. Le « commerce » traditionnel a laissé progressivement place à une diversité croissante de concepts : les historiques grand magasin ( Le Bon Marché, 1852) et magasin populaire (Uniprix, 1928), les magasins spécialisés ( la Fnac, 1954), le supermarché traditionnel ( Bardou, 1957) ou le maxidiscompte ( Ed, 1979), l’hypermarché ( Carrefour, 1963), les sociétés de vente par correspondance ( Manufrance, 1885 ou La Redoute 1922), mais aussi les grossistes en libre-service ( Métro, 1929), les distributeurs automatiques, les centres commerciaux (Parly 2, 1969), ou encore les sites marchands (années 1990). La diffusion de services purs ou connexes au produit s’est elle aussi étendue. L’évolution des méthodes de vente a également contribué à étendre cet éventail. De nombreux critères permettent dès lors de comprendre à quel point la relation commerciale peut s’établir dans des cadres très différents.
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Vendredi 29 juillet 2005 5 29 /07 /Juil /2005 00:00

*       LES STRATEGIES MARKETING

 
 
Peu d'entreprises choisissent de vendre directement à l'utilisateur final. Elles préfèrent en général recourir à divers types d'intermédiaires. Le choix d'un circuit de distribution est l'une des décisions les plus difficiles et risquées que doit prendre une société. Tout système de distribution peut être caractérisé par son potentiel de vente, mais également par les coûts qu'il entraîne. Une fois qu'elle a choisi un circuit, l'entreprise se trouve engagée pour une période relativement longue.
 
Le recours aux intermédiaires se justifie lorsqu'ils remplissent les fonctions de distribution plus efficacement que les producteurs. Ces fonctions concernent tout à la fois l'information, la promotion, la négociation, la prise de commande, le financement, la gestion du risque, la distribution physique, la facturation et le transfert de propriété.
 
  • Une entreprise a de multiples manières d'atteindre son marché. La mise en place d'un circuit de distribution suppose l'étude des besoins de la clientèle, la définition des objectifs et des contraintes (caractéristiques du produit, des intermédiaires et de l'environnement), l'identification des solutions possibles (nature et nombre d'intermédiaires, responsabilités et engagements des membres du circuit) et leur évaluation (critères de coût, de contrôle et de souplesse).
 
   L'animation d'un circuit de distribution suppose que l'entreprise choisisse avec soin les intermédiaires avec qui elle va travailler et qu'elle renforce sans arrêt leurs motivations. Il s'agit en fait d'établir une véritable relation de partenariat. Il faut également évaluer périodiquement les performances individuelles en les comparant au passé ou à d'autres membres du circuit.
 
Etant donné l'évolution rapide des marchés et de leur environnement, l'entreprise doit enfin savoir adapter ses circuits de distribution. Il faut souvent éliminer ou ajouter des revendeurs, modifier les circuits existants, et quelquefois réorganiser complètement l'ensemble du système de distribution.
 
Loin d'être statiques, les circuits de distribution sont soumis à une évolution constante et parfois profonde, comme en témoigne le récent développement des systèmes verticaux, horizontaux et multi-circuits, créant de nouvelles opportunités de coopération mais aussi de la concurrence et de conflit.
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Vendredi 29 juillet 2005 5 29 /07 /Juil /2005 00:00

 

*        LA POLITIQUE DE PRIX

 
 
En dépit du rôle joué par les autres leviers d'action marketing, le prix demeure plus que jamais un élément essentiel de la stratégie marketing d'une entreprise. C'est le seul élément du mix marketing qui génère des revenus et non des coûts.
 
  •   Pour fixer ses prix, une entreprise doit résoudre successivement six problèmes:
 
_ déterminer ses objectifs: profit, chiffre d'affaires, image, etc.,
_ puis évaluer la réaction du marché à partir d'une analyse des courbes de demande (moins la demande est élastique, plus le produit pourra être élevé …)
_ L'entreprise doit également estimer ses coûts pour différents niveaux de production,
_ analyser la concurrence,
_ choisir parmi les différentes méthodes de tarification
_ enfin procéder au choix final.
 
 
  Les entreprises font varier leurs prix de multiples manières autour du prix de base. Elles mettent en place différent sortes de remises et de rabais (escomptes, remises pour quantité, remises fonctionnelles, soldes et reprises) et ont souvent recours à des prix promotionnels (prix coûtant, offres spéciales, offres de remboursement, crédit gratuit, rabais exceptionnels) ou à des prix différenciés (selon les clients, les produits, les images, les réseaux, les lieux ou les moments).Dans le cas d'une gamme, l'entreprise définit la hiérarchie de prix en tenant compte des options, des produits liés entre eux, des sous-produits et des lots.
 
Une entreprise qui a défini sa stratégie de prix rencontre parfois des situations l'incitant à modifier ses choix. L'initiative d'une baisse de prix peut résulter d'une capacité de production excédentaire, d'une baisse de part de marché ou d'une volonté de répercuter la réduction des coûts pour accroître sa part de marché. L'initiative d'une hausse des prix correspond souvent à la répercussion de l'augmentation des coûts ou à un excès de demande. Lorsqu'une entreprise décide de modifier ainsi l'un de ses prix, elle doit anticiper les réactions probables des clients et de la concurrence.
 
Une société qui se trouve confrontée à une modification de prix décidée par un concurrent doit s'efforcer d'identifier l'objectif de ce dernier et le caractère temporaire ou permanent de sa décision. Sa réaction est différente si le marché rassemble des produits homogènes ou différenciés. Dans le premier cas, elle doit s'aligner sur la décision de son concurrent. Dans un marché différencié, elle dispose de plus de latitude et peut soit modifier ses prix, soit répondre sur d'autres terrains (par exemple la qualité du produit ou les services qui l'accompagnent).
 
  • Déterminer le bon prix de vente pour un bien ou un service est sans doute l’une des tâches les plus délicates. En effet, la fixation du prix est un élément clé de la rentabilité de toute entreprise, déterminant sa marge et son profit. Reflet d’une image et d’un positionnement, le prix devra être cohérent avec les autres paramètres de la mercatique de site. De nombreux facteurs environnementaux interviennent dans la décision : la sensibilité du client au prix est un élément fluctuant ; l’univers concurrentiel pousse l’acheteur à comparer et à adopter une attitude inconstante, parfois opportuniste, qui pose problème aux décisionnaires ; l’évolution de la législation en matière de fixation des prix, la volonté politique de contenir la hausse des prix et de réguler les relations fournisseurs/distributeurs imposent un cadre contraignant. Le manager de l’unité commerciale devra arbitrer entre le respect de la politique de prix du réseau, le cas échéant, et sa volonté d’adapter ses prix et conditions commerciales aux variables locales. Le vendeur, pour défendre les marges lors de ses négociations, doit connaître les variables déterminant le prix et savoir apprécier l’impact d’éventuelles modulations, notamment sur la trésorerie de l’unité.

     

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Vendredi 29 juillet 2005 5 29 /07 /Juil /2005 00:00

 *        LES SERVICES

 
On appelle service une activité ou une prestation soumise à l'échange mais qui ne donne pas lieu à un transfert de propriété. Il peut ou non accompagner un produit tangible.
 
  • Les services sont intangibles, indivisibles, variables et périssables. Chacune de ces caractéristiques entraîne des problèmes de marketing spécifique. Il faut en particulier "concrétiser" l'intangible; accroître la productivité de ceux qui "produisent" le service; contrôler la qualité afin d'en réduire les variations; et influencer les mouvements d'offre et de demande pour réduire les inconvénients de la périssabilité.
 
  Le marketing des services a pris quelque retard sur le marketing des produits mais la situation se redresse rapidement. Le marketing des services n'est pas seulement externe mais également interne et interactif, afin de mobiliser les employés.
 
  • Une entreprise de service est confrontée à trois défis. Il lui faut:
1)     différencier son offre, son système de commercialisation, et/ou son image;
2)  gérer la qualité des prestations fournies en regard des attentes de la clientèle;
3) toujours améliorer la productivité de son personnel tout en le sensibilisant à l'écoute et au respect du client.
 
Même les sociétés industrielles fournissent des services en accompagnement des produits qu'elles vendent. Le mix de services comprend à la fois l'avant-vente (assistance technique, livraison) et l'après-vente (entretien et formation).Chaque entreprise doit décider de la composition et de la qualité des services à proposer en fonction des attentes de la clientèle. Elle peut décider de les assurer elle-même ou de les confier à des distributeurs, des sociétés tierces, voire aux clients eux-mêmes.
 

LA MERCATIQUE APRES-VENTE

 L’unité commerciale qui veut se développer ne peut se contenter de vendre ses produits et services. Elle doit satisfaire ses clients et s’assurer de leur fidélité. Pour cela, elle organise l’après-vente en répondant aux besoins et en livrant un produit en état de marche.

 

Aujourd’hui, cette préoccupation va plus loin encore puisque l’unité cherche à prévoir les réactions du client ; elle est à son écoute, analyse ses insatisfactions et y répond de façon personnalisée. Cette démarche de mercatique après-vente lui permet non seulement de se différencier de la concurrence, mais elle s’inscrit aussi logiquement dans un processus de gestion de la relation client (GRC) pour en compléter les étapes par la fidélisation du client.

 

 

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Vendredi 29 juillet 2005 5 29 /07 /Juil /2005 00:00

*        L'OFFRE DE MARCHE

 
 
Le produit est la variable la plus importante du mix marketing. Par produit, il faut entendre tout ce qui peut être offert sur un marché en vue d'y être remarqué, acquis ou consommé. Elaborer la stratégie de produit consiste à définir de manière cohérente l'assortiment des produits, les gammes, la politique de marque, le conditionnement et l'étiquetage.
 
Ø      Tout produit s'analyse à cinq niveaux :
 Le noyau correspond à l'avantage que le consommateur recherche.
le produit générique est défini par l'offre de base dans la catégorie.
Le produit attendu correspond aux attributs espérés par le consommateur;
le produit global, à l'ensemble des services et avantages associés au produit;
le produit potentiel, à toutes les améliorations envisageables.
 
On a proposé différents modes de classification des produits, fondés sur leur durée de vie (biens durables, biens périssables, services), les habitudes d'achat du consommateur (produit d'achat courant, d'achat réfléchi, de spécialité et produits non désirés) et leur mode d'utilisation (matières premières et pièces détachées, biens d'équipement, fournitures et services).
 
La plupart des entreprises commercialisent plus d'un produit et leur assortiment se caractérise par une certaine largeur, profondeur et cohérence. Les principales gammes doivent être périodiquement évaluées du point de vue de leur croissance et de leur rentabilité. Il est très souhaitable que chaque gamme soit placée sous l'autorité d'un responsable autonome. Celui-ci étudie les ventes et la contribution de chaque article ainsi que son positionnement face à la concurrence. A partir d'une telle information, il décide si sa gamme doit être étendue (vers le haut, vers le bas ou dans les deux sens), consolidée, modernisée, différencié, ou élaguée.
 
La marque constitue un élément-clé de la politique marketing. L'identité de marque doit être construite avec soin sur le long terme, de manière à attirer et fidéliser les clients. L'entreprise pourra alors se prévaloir d'un capital-marque valorisable financièrement. Elle doit également décider si elle souhaite utiliser ou non des marques, les siennes ou celles des distributeurs, une marque distincte pour chaque catégorie ou une marque de multiproduits (ombrelle, caution).De nombreux fabricants utilisent une politique d'extension de gamme, d'extension de marque, de marques multiples ou de nouvelles marques. Elles procèdent également à des responsabilités occasionnels.
 
 
 
  Il faut enfin choisir le conditionnement qui apportera protection, économie, et commodité en même temps qu'il servira d'outil de promotion. On développera d'abord un concept d'emballage ultérieurement testé, tant en laboratoire qu'auprès des consommateurs. Un étiquetage approprié permettra d'identifier le produit, ses caractéristiques et son mode d'utilisation, autour d’une stratégie dite de « packaging produit ». Toute une réglementation existe aujourd'hui en matière d'étiquetage informatif, notamment dans le domaine des produits alimentaires.
 

LA VALORISATION DE L’OFFRE DE PRODUITS ET DE SERVICES

 Le choix de l’assortiment de l’unité commerciale et la mise en place d’une politique de prix doivent être valorisés et faire l’objet de communication auprès de la clientèle. Par exemple, les clients d’un supermarché type passent en moyenne 35 minutes à leurs achats, dans une surface de vente moyenne d’un peu plus de 1000 m2 qui propose 10 000 références environ. Cela revient à consacrer moins d’une demi-seconde, en moyenne par produit ! On comprend que l’évolution des techniques mercatiques de la distribution et du développement du libre-service aient fait du marchandisage un outil privilégié de la valorisation de l’offre, notamment de produits : aménagement du point de vente, organisation, gestion et animation du rayon. Il y a marchandisage dès lors que la vente visuelle est dominante.

 

Pour le distributeur, le marchandisage permet l’exploitation optimale de la surface de vente et de chaque linéaire ; il est un vecteur fondamental des performances commerciales et financières de son unité commerciale.

 

 

Par C. Simon Nay - Publié dans : marketing
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